23.03.2007

Les populations de Koundam réclament de meilleures conditions de vie

Un peu plus d'un kilomètre du centre ville, le quartier de Koundam souffre véritablement de son manque d'infrastructures. Il suffit d'y effectuer une visite pour se rendre compte des dures conditions des populations. Non seulement l'accès y est presque difficile à cause d'une mauvaise route, Koundam n'est desservi que par des vélos-taxis et des charrettes. Ce qui pose déjà la problématique d'une couverture sanitaire décente pour une population estimée à plus de 2000 personnes

. Un poste de santé de deux (2) salles qui servent l'une de bureau de l'infirmière chef de poste et l'autre pour les soins et autres consultations prénatales. Mais, dans les cas graves, l'inquiétude plane aux yeux de l'infirmière chef de poste. Gnima Diédhiou, puisque c'est d'elle qu'il s'agit, nous explique que pour perfuser ses malades, elle est obligée d'utiliser son bureau qui sert souvent de salle d'hospitalisation. Elle dit éprouver beaucoup de difficultés pour les malades qu'elle est obligé, en cas d'urgence, de référer à l'hôpital régional par manque d'ambulance. Les charrettes sont alors mises à contribution pour les évacuations sanitaires, et la plupart des cas se terminent par des décès en cours de route à cause de l'état cabossé de cet axe qui le relie au centre ville. Abibou Sow, une habitante de la localité, témoigne que récemment, un jeune garçon est décédé des suites de ses blessures au cours de son évacuation par un vélo taxi.

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Une telle situation a fait dire à Gnima Diédhiou que « je souffre plus que mes malades ». Et elle se désole des mauvaises conditions de travail, mais aussi de l'état de délabrement très avancé des murs lézardés avec une peinture crasseuse de sa structure sanitaire. C'est pourquoi l'infirmière chef de poste de Koundam et Abibatou Sow lancent, au nom des populations de Koundam, « un cri de cœur  aux autorités de la santé pour un poste de santé digne de ce nom, équipé en lits, tables, chaises et doté d'une ambulance, une maternité pour les femmes ». Le village de Koundam a été fondé en 1935 par un sérère venu des îles de Dionewar. Il vivait de commerce et de pêche, selon les témoignages recueillis dans ce village connu pour son calme et sa brise marine qui souffle tous les soirs.

Et c'est paisiblement que ses habitants y vivent en harmonie. Il dispose d'une école primaire et la Seras y est implantée. Les seules préoccupations des populations de ce quartier de Koundam sont liées au problème du transport assuré que par les charrettes et autres vélos taxi. Il s'y ajoute l'éclairage public qui fait défaut, installant du coup l'insécurité dans le village. Ce qui fait dire à un habitant : « il est impensable pour les habitants de notre quartier de rentrer sans risquer d'être victime d'une agression au-delà de 20 heures ». Sur toutes ces questions, la Mairie est interpellée en premier lieu, l'État aussi pour que les populations de Koundam puissent retrouver le sourire.

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